
1. La brise venant du nord faisait voleter les quelques mèches rebelles d’Eraldion. Lui et ses amis étaient presque arrivés à bon port : l’île de Tosfala. C’est ici que vont se retrouver les plus grands peuples de la Terre du Levant, homme, elfe, et nain, pour se disputer le trophée d’Archaïe. Cette compétition avait lieu tous les 100 ans, ce qui en faisait un évènement très important dans le monde entier. Les différentes équipes existaient depuis le début, et chaque siècle, de nouveaux venus prenaient la place de leurs ancêtres et faisaient tout pour pouvoir ramener la coupe chez eux. Son père, Axion, roi des Athaléens, lui avait promis qu’il viendrait le voir et qu’ils feraient un grand banquet en l’honneur des jeunes gens.

1. Cette idée fit sourire Eraldion, son père, quoique très sévère au sujet de l’éducation de son fils, était très fêtard. Sa mère, Ethelan, était là pour calmer le jeu, heureusement. C’était une femme très aimante et douce, tout le contraire de son père. Et pour le plus grand plaisir d’Eraldion, ses parents venaient accompagnés de ses deux jeunes sœurs, Almarien et Elenwe.

1. Le jeune prince se retourna et vit Haldir, son meilleur ami, et Anton, un ami d’enfance, discuter avec des soldats faisant parti de l’équipe de Célan. Ceux-ci était des athaléens tout comme eux et c’est pour cette raison qu’ils étaient dans le même bateau en provenance d’Ambre, leur capitale.

1. Haldir avait les cheveux mi-longs d’un noir de jais aux yeux noisette. Bien bâtit, il était très joueur et bon camarade. Le seul défaut qu’il avait, était qu’il détestait les elfes, Eraldion n’a jamais su pourquoi. Son père, Urthel, était le forgeron de la famille royale, et beaucoup furent étonnés d’apprendre que le meilleur ami du Prince ne soit qu’un simple fils de forgeron. Mais quand on est enfant, la classe sociale ne comte pas, et c’est ce qui s’est produit pour les deux jeunes gens.

1. Anton, lui, Eraldion le connaît depuis qu’ils sont tout petits. Etant le fils de Fawyn, le commandant en chef d’Axion, il était naturel que les deux petits garçons qu’ils étaient, jouent ensemble pendant que leurs parents discutaient de « choses de grand » comme il disait. Au contraire de ses deux amis, il est très calme et cela leur a souvent était utile dans des beuveries qui finissaient – on ne sait pas comment – très mal.