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Safia se demande encore comment tout ça est arrivé. Il y a des choses qu’on ne peut pas prévoir et qu’on aimerait tellement qu’elles ne se produisent jamais. Elle regarde, les yeux en larme, Paris lutter pour rester en vie. Malgré que des esclaves aient nettoyé ses plaies il y a presque une heure, le sang a de nouveau imbibé sa chemise blanche. Son père a dépêché un messager pour faire venir le guérisseur qui se trouve actuellement dans la forêt pour récupérer des fleurs sauvages qui soignerait n’importe quelle maladie. Safia n’a jamais eu à faire avec un guérisseur et ne connait pas leur talent en ce qui concerne la guérison de n’importe quelle blessure.

Pour elle, ce sont des enfantillages et elle n’y compte pas trop. Elle ne peut que rester au chevet de son ami et pleurer. Maintenant qu’il est sur le point de mourir, elle se rend compte à quel point elle tient à lui malgré ce qui s’est passé la veille au soir avec cette sale bourgeoise en manque. Il a toujours été gentil et attentionné avec elle, n’a jamais cherché à l’embrasser, même en sachant par avance qu’elle serait sienne. Il n’avait pas hésité une seule seconde quand il a vu qu’elle était danger, il s’est, en quelque sorte, sacrifié pour la jeune femme.
« Safia … gémit une voix »

L’appelée regarda en direction de Paris qui avait ouvert les yeux et lui souriait tendrement.
« Safia, répéta-t-il. Je … Vou…voulais te … demander pardon encore une fois. »

C’en était trop pour la jeune femme qui se précipita au bord du lit afin de s’y assoir. Elle lui caressa tendrement les cheveux tout en lui soufflant de se taire pour économiser ses forces.
« Bats-toi je t’en supplies … reste en vie …

- A quoi bon … Murmure-t-il.
- Parce que … tu as intérêt à vite te remettre si tu veux toujours te marié avec moi … souffle-t-elle en lui déposant un baiser …