
- - Comment peut-il penser à ça alors que nous sommes à la recherche d’Eraldion ? Maugréa Elenwe.
- - Il pense au royaume, essaya de le défendre Almarien.
- - Il devrait plutôt penser à comment récupérer son fils oui !

- - L’elfe et le sage passent leurs journées à la bibliothèque pour trouver une solution, lui rappela-t-elle. Et Anton et ses amis sont repartis pour prendre contact avec eux.
- - Et nous n’avons aucune nouvelle de leur part !
- - Ce doit être loin du château, c’est tout, proposa-t-elle.
- - Pourquoi dois-tu être toujours si optimiste ? Lui demanda sa sœur.
- - Il faut bien que l’une de nous deux le soit non ? Lui sourit-elle. »

Sa sœur lui répondit par un sourire. Bingo ! Mission réussi ! Ella avait réussi à la faire sourire ! Tandis qu’elles se racontaient leurs aventures de la journée, elles croisèrent deux soldats sur le chemin pour regagner leurs appartements. L’un deux esquissa un sourire à l’intention d’Elenwe qui lui répondit, ce que ne manqua pas de remarquer la plus jeune.

Dès qu’ils eurent dépassé le coin, Almarien s’empressa de demander :
« C’était qui ?
- - Qui ça qui ?
- - Le soldat beau garçon que l’on vient de croiser !
- - Le brun ou le châtain ?
- - Elenwe …
- - Oh tu dois parler de Derek, c’est un soldat qui m’avait sauvé lors de la bataille. Il avait été l’un de mes patients quand j’aidais à l’infirmerie.
- - Ah d’accord …
- - C’est tout ?
- - Quoi c’est tout ?
- - Tu n’as pas d’autres questions à me poser ? C’est bizarre car habituellement tu …
- - Tu fais ce que tu veux avec les gardes, la coupa Almarien. Mais je dois te rappeler que tu vas sûrement être fiancée à Elfwyne. Tu t’en rappelles ? Papa l’avait évoqué lors d’une soirée. Ça avait été ta principale excuse pour larguer Haldir.

- - Je te rappelle à mon tour qu’Elfwyne a aussi disparu en même temps qu’Eraldion, s’arrêta-t-elle. Donc ces fiançailles ne sont plus d’actualité. Bonne nuit Alma, lui dit-elle avant d’ouvrir la porte de sa chambre.
- - Bonne nuit. Quelle ambiance dans cette famille ! Soupira-t-elle une fois que sa sœur eut disparu de son champ de vision. »