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- Peut-être, mais il est si aigre depuis la disparition d’Eraldion ! Déclara-t-elle se levant. Je ne veux pas devenir comme lui ! Je veux que mes sujets soient heureux de vivre, pas qu’ils se lamentent jour et nuit car leur roi est en pleine dépression !

- - Vous serez magnifique en tant que reine, et juste. Votre peuple vous aimera tout comme ils ont aimé votre famille depuis le début. Grâce à vous, il prospère et fait partie des plus riches de ce monde ! Tout en la rassurant, il ne s’était pas rendu compte qu’il lui avait pris les mains. N’ayez pas peur de vos obligations princesse, je suis sûr que vous les remplirez à merveille, lui sourit-il. »
Pourquoi était-il si craquant quand il lui souriait de cette façon ? Pensa-t-elle. La vie était injuste. Elle n’avait pas envie d’être reine. Toute sa vie, elle s’était persuadée qu’Eraldion régnerait après leur père, jamais elle n’avait imaginé cette situation. Elle avait prévu d’épouser un prince pour maintenir les alliances des royaumes, pas de gérer un peuple aussi important que celui de l’Athalée !

« Oh pardonnez-moi, s’excusa-t-il en retirant ses mains immédiatement après s’être rendu compte qu’il avait pris les siennes.
- - Ce n’est rien.
- - Ma pause est écoulée, je vais retourner à mon poste.
- - Depuis quand durent-elles 5 minutes ? Il me semble que vous avez une heure pour vous restaurer, dit Elenwe.
- - … Il ne dit rien et reprit son arme qu’il avait posé contre le banc.

- - Pourquoi me fuis-tu Derek ? Insista-t-elle en le prenant par le bras pour qu’il lui fasse enfin face. »

Ne s’y attendant pas le moins du monde, elle sentit les lèvres du jeune soldat sur les siennes. Douces et chaudes au contact, il l’embrassait tendrement. Surprise, elle ne répondit pas tout de suite.

« Parce que vous me troublez, avoua-t-il finalement en s’éloignant d’elle avant qu’elle n’ait eu le temps de réaliser. Je vous prie de me pardonner, je sais que je n’en ai pas le droit, vous êtes la princesse et moi qu’un simple soldat, mais je rêvais de ce baiser depuis que vous vous êtes occupé de moi à l’infirmerie. Je vous en supplie, n’en parlez pas à votre père, je vous promets de ne plus .... »

Contre toute attente, elle le prit par le col, l’attira à elle et le fit taire en l’embrassant passionnément. Heureux, il la serra un peu plus contre lui et l’embrassa avec encore plus de ferveur.

« Et si on gardait ça entre nous ? Murmura-t-elle entre deux baisers.
- - Tout ce que vous voudrez.
- - Tu ne penses pas qu’il serait temps que tu me tutoies ?
- - Très bien, accepta-t-il. Mais là, tout de suite j’ai plutôt envie de t’embrasser … »