
« Libérez-moi tout de suite !! »
Eraldion se tourna vers la source de ce cri. Tiens, la blonde venait de se réveiller.
- Moins fort, mon amie dort …

- Cela m’est égal ! Détache-moi ! ordonna la jeune femme.
- Euh … Laisse-moi réfléchir … Non.
- Et je peux savoir pourquoi ?!

- Je ne sais pas … Tu as tenté de m’agresser la nuit dernière, non ?
- Pardonnez-moi, dit-elle en baissant la tête, je vous ai pris pour des voleurs … A part eux, il n’y a personne dans ces bois …

- Tu en es une donc …
- Non ! s’indigna-t-elle.
- Que faisais-tu ici alors ?
- Cela ne te regarde pas !
- Comme tu veux, de toute façon j’ai tout mon temps !
Et il se remit à ses occupations. C’est-à-dire, se tailler une arme avec le bout de bois qu’Eris avait utilisé la veille pour assommer la fille.

Elle poussa un cri d’exaspération.
- D’accord ! Je cherche un endroit !
- Pour ?
- Oh t’es chiant ! Pour rentrer chez moi !
- Je ne comprends pas … Tu cherches ta maison ? C’est bizarre ça …
- Oui … Enfin non ! Ma vraie maison ! J’ai eu un petit souci … Mais pourquoi je te raconte ma vie, je ne te connais même pas !