
« Paris ! Peux-tu te joindre à nous s’il-te-plaît ? L’interpela son père, Hadrian Baristan, alors que le jeune homme était sur le point de sortir de la demeure familiale pour rejoindre ses amis.
- - Oui ? S’arrêta-t-il net. De quoi s’agit-il ?

- - Il faut qu’on parle, lui dit Amelia, sa mère, sur un ton solennel. Viens, assied-toi mon chéri.
- - Très bien, leur obéit-il en s’installant auprès d’elle. J’espère que c’est important car je suis attendu et …
- - Cela concerne Safia, le coupa-t-elle.
- - Safia ? Il lui est arrivé quelque chose ?
- - Tes fiançailles avec Safia sont rompues, lui apprit sans ménagements Hadrian.

- - COMMENT CA ?! Rugit Paris en se levant d’un bond. Comment peuvent-elles être annulées ??
- - Safia ne souhaite plus se marier avec toi. Lucius m’a appris la nouvelle ce matin, expliqua Hadrian.
- - Eas … murmura Paris pour lui-même. C’est sa faute tout ça …
- - Que dis-tu mon chéri ? Lui demanda Amelia. Sache, en tout cas, que nous sommes vraiment désolés …

- - C’est la faute d’Eas Rovanus, Safia est tombée sous son charme, maugréa-t-il. J’ai besoin de prendre l’air, excusez-moi. »
C’est dans une colère noire que Paris claqua la porte d’entrée de la maison de ses parents. Il avait besoin de se défouler ou boire pour ne plus penser à rien. Déjà qu’ils ne s’appréciaient pas, il avait fallu qu’il lui pique sa fiancée !

Lorsqu’il raconta ses mésaventures à ses amis autour d’un verre, l’un d’eux, Mykonos, lui apprit qu’Eas faisait partie des soldats enrôlés pour faire de la reconnaissance afin de débusquer les voleurs se cachant dans les bois. Apparemment, il soupçonnait un de ses chiens d’avoir violé sa sœur, Thétys.
C’est ainsi que, dès le lendemain matin, aux aurores, Paris attendait devant la caserne atlante afin de rejoindre la prochaine cohorte. Il avait hâte de retrouver Eas pour lui expliquer sa façon de penser …