
Les volontaires ne courant pas les rues, le commandant accepta sans problème sa demande. Après s’être équipé, Paris partit avec ses nouveaux camarades dans la forêt bordant la cité. Ils croisèrent sur leur chemin une autre cohorte dans laquelle se trouvaient Eas et son side-kick Loukas. D’un commun accord, leurs sergents décidèrent de rassembler les deux unités.

Eas n’avait pas encore remarqué la présence de Paris dans leur rang. Ce-dernier en profita pour se rapprocher petit à petit de sa cible. Heureusement pour lui, les atlantes ne marchaient pas en rang lorsqu’ils patrouillaient en forêt ce qui lui facilita la tâche.

Enfin arrivé derrière Eas, Paris lui souffla :
« Alors comme ça, on pique les fiancées des autres ? Ça te dit qu’on aille faire un tour pour en discuter seul à seul ?
- - Et la dague c’est pour quoi ? Murmura Eas pour qu’il ne soit que le seul à l’entendre.
- - Pour m’assurer que tu me suives sans faire de problème. Aller, décale toi sur la droite, menaça Paris en enfonçant un peu plus sa dague dans le dos d’Eas. »

Ils s’enfoncèrent tous les deux dans la forêt dense. Paris vérifia derrière lui que personne ne les avait vu ou suivi.
« Bon, qu’est-ce que tu me veux Paris ? Se retourna enfin Eas. Je comprends que tu sois embêté que Safia ait rompu vos fiançailles mais il vaut mieux … »

VLAN !
Il fut interrompu par le poing de son ennemi de toujours.
« Tu penses vraiment que tu vas pouvoir m’enlever Safia ? Tu te prends pour qui ? Tu n’es rien … Juste un homme qui se sert de l’ingéniosité de son père pour se sortir du sale trou qu’est sa vie. Sans ton père et son entreprise, tu ne serais rien. Safia ne t’aurais même jamais adressé la parole.

- - La ferme ! Hurla Eas en lançant à son tour une droite qu’esquiva facilement Paris.
- - Ahah ! C’est tout ce que tu sais faire ? J’en attendais mieux de ta part Eas. Je suis vraiment déçu. Au final, tu n’es que paroles et paroles … »

Un combat s’ensuivit. Aucun des deux hommes n’arrivait à surpasser l’autre. Soudain, ils entendirent des hurlements.

S’arrêtant net, ils tendirent l’oreille. Les cris provenaient des soldats atlantes. D’un commun accord, ils décidèrent de mettre leur haine de côté pour secourir leurs compagnons. Ils s’élancèrent en direction des éclats de voix et du bruit que faisaient les armes en s’entrechoquant.